
Les tensions commerciales américaines et les crises au Moyen-Orient semblent offrir à Pékin une occasion de renforcer son influence. Pourtant, selon l’économiste George Magnus, la Chine peine à transformer ce contexte en avantage diplomatique durable, y compris auprès des pays émergents et de l’Europe
Tandis que l’Amérique de Donald Trump entretient les tensions commerciales avec ses partenaires les plus proches et poursuit ses frappes en Iran, déstabilisant le Moyen-Orient, la deuxième puissance économique mondiale propose au monde une «stabilité stratégique constructive», selon le concept avancé par Xi Jinping en mai dernier. Le contexte actuel est, de fait, idéal pour multiplier les alliances avec les nations soucieuses de prendre leurs distances avec les Etats-Unis ou même avec la Russie, empêtrée dans sa guerre en Ukraine.
Pourtant, selon le Britannique George Magnus, chercheur associé auprès du China Center de l’Université d’Oxford et de l’Ecole des études orientales et africaines de Londres, ancien économiste en chef chez UBS, «la Chine n’a pas vraiment réussi à élaborer des récits et des actions lui permettant de tirer profit des erreurs ou des incursions de Trump, sauf auprès des pays qui faisaient déjà partie de ses alliés».
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