
Les enjeux de souveraineté numérique étaient au cœur mardi d’un événement parisien auquel a notamment participé le juge de la Cour pénale internationale Nicolas Guillou. Sous sanctions américaines depuis août 2025, il a souligné les effets néfastes de la dépendance technologique européenne
«Internet se comprend mieux par la politique que par la technique.» Ces mots du spécialiste de la gouvernance technologique Robin Berjon résument parfaitement les discussions qui se sont déroulées ce mardi dans le XIIIe arrondissement de Paris. Un an après l’investiture du président américain Donald Trump, le numérique a en effet pris une place considérable dans les débats publics sur le continent européen.
Sobrement intitulée «Résilience numérique européenne et géopolitique en 2026», la soirée était coorganisée par l’Institut des systèmes complexes du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et la Fondation Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique). L’événement a été l’occasion de rappeler que l’Europe a les moyens de s’extraire de sa dépendance technologique envers les Etats-Unis. De plus en plus d’alternatives voient le jour et permettent d’esquisser un chemin différent.
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