
La pandémie avait mis le phénomène en exergue: les personnes occupant une position assimilable à celle d’un employeur sont tenues de cotiser à l’assurance chômage. Mais pour toucher des indemnités, elles doivent renoncer à leur position. Une particularité sur laquelle se penche le parlement
«Comme dirigeant, je cotise, mais je me demande pourquoi. Si je me retrouve au chômage, pour une raison qui m’incombe, ou pas, je toucherai zéro franc zéro centime. Je pense que c’est la seule assurance pour laquelle je paie sans avoir droit à rien en contrepartie.»
Ce constat amer est celui de Patrick Tundo, fondateur de la PME vaudoise Assymba, active dans les services informatiques. Qui se réjouit donc que cette réalité soit possiblement en passe de changer: après le National, le Conseil des Etats a adopté début mars, par 27 voix contre 12, un projet de commission visant à accélérer l’accès des entrepreneurs qui versent des cotisations à l’assurance chômage à ces prestations, sous certaines conditions.
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