
Dans les années à venir, de nombreux brevets protégeant des médicaments vont expirer. Une aubaine pour le groupe bâlois Sandoz, qui continue d’investir dans ses capacités de production en Europe. Pour «Le Temps», Richard Saynor, son directeur, dessine la stratégie de l’entreprise et aborde la question brûlante du prix des médicaments
En 2023, Sandoz a repris son indépendance en se séparant de NOVARTIS, pour devenir un des leaders mondiaux de la production de médicaments génériques et biosimilaires (copie d’un médicament d’origine biologique). Basé à Bâle, le groupe continue d’investir dans ses outils de production en Europe, particulièrement en Slovénie, en Autriche et en France. Coté à Zurich, il emploie plus de 23 000 personnes et a enregistré un chiffre d’affaires de 8,6 milliards de francs en 2025.
Le 28 mai, Sandoz a déposé un projet de plainte antidumping auprès de la Commission européenne contre les importations chinoises de pénicilline, principe actif de l’Amoxicilline. Une initiative rare dans le secteur. Alors qu’une vague d’expirations de brevets sans précédent s’annonce dans les années à venir, les questions des prix des traitements, des pressions douanières américaines, de l’indépendance stratégique dans l’approvisionnement en médicaments et de l’attractivité de la Suisse agitent l’industrie pharmaceutique. Autant de sujets évoqués avec Richard Saynor, directeur général de Sandoz.
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