
Avec ses nouvelles règles, la Commission européenne veut minimiser les risques de détournement des échanges commerciaux dans un contexte de surcapacité mondiale
Dans la «guerre de l’acier», la Commission européenne vient de dégainer une arme à longue portée pour sauver son industrie sidérurgique. Elle a dévoilé son plan mardi: elle compte imposer des droits de douane de 50% sur les importations d’acier – l’équivalent de ce que l'UE subit de la part des Etats-Unis – et auparavant réduire de moitié le volume d'acier autorisé sans surtaxe. Des quotas seront mis en place pour certains types de produits. Il s’agit de la «clause de sauvegarde la plus protectionniste jamais présentée», selon les termes de Stéphane Séjourné, le commissaire européen à l’industrie.
La proposition a pour but de «lutter contre les effets déloyaux de la surcapacité mondiale de l'acier» et de «minimiser le risque de détournement des échanges commerciaux». La Suisse n’est pas exemptée. Des négociations restent possibles. «Mais dans le contexte actuel, les exemptions ne sont pas des solutions», a averti mardi un haut responsable de la Commission.
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