
Le troisième pilier a été introduit il y a une quarantaine d’années afin que les gens mettent de l’argent de côté en prévision de leur grand âge. Il comporte plusieurs possibilités d’économiser des impôts – mais il faut y recourir intelligemment
Un Etat prévoyant fait en sorte que ses habitants s’organisent une bonne prévoyance pour leur grand âge, sans quoi ils risquent de lui coûter cher. C’est pourquoi le pilier 3a, que l’on l’appelle prévoyance privée liée, a été introduit en Suisse en 1987. L’idée est simple: on met de côté de l’argent qu’on ne touchera pas avant la retraite et, en échange, on jouit d’avantages fiscaux puisque les versements peuvent être déduits du revenu imposable jusqu’à un montant maximal.
Le montant maximal qui peut être affecté au pilier 3a est adapté à peu près tous les deux ans. Pour 2026, il se monte à 7258 francs pour les salariés. Pour les personnes actives sans caisse de pension, en particulier les indépendants, le montant maximal est fixé à 20% du revenu de l’activité professionnelle mais au maximum à 36 288 francs. Suivant le revenu et le domicile fiscal, le fait que l’on puisse déduire l’ensemble des versements du revenu imposable agit fortement sur la facture d’impôt: on compte en gros une économie d’environ 300 francs par 1000 francs payés au fisc.
Voir plus