Tous les jours, sans forcément s’en rendre compte, une partie de notre argent est prélevée par l’État. Par exemple, dans une tasse de café consommée dans un établissement horeca, l’État récupère la TVA. Dans les cimetières également, avec les droits de succession, mais encore dans les tickets de parking, grâce à la taxe communale.
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Pour Marc
BOURGEOIS, Doyen de la Faculté de Droit de l’ULiège, cette omniprésence fiscale n’a rien d’exceptionnel. « Pour un État, il y a deux manières de se financer. On prélève des impôts auprès des citoyens ou on décide de s’endetter. S’endetter, ça veut dire emprunter. Et comment est-ce qu’on couvre le remboursement de l’emprunt ? En faisant de nouveaux emprunts qui viennent se substituer aux premiers ou en augmentant les impôts. »Champion de la taxationLa Belgique est la championne en matière de taxation du travail. Concrètement, si un employeur dépense 100 euros pour rémunérer un travailleur isolé, après impôts et cotisations, celui-ci n’aura plus que 47,50 euros en poche. Dans la moyenne d’autres pays « développés », le travailleur en conserve 65.Pour l’expert, si la dette belge poursuit sa route et n’est pas résorbée petit à petit, « les impôts vont augmenter ». Marc
BOURGEOIS estime que si le pays est toujours aussi endetté, c’est la faute au passé. « Quand on est en période de croissance économique, comme c’était, par exemple, le cas au début des années 2000, l’idéal eût été que nous fassions une politique d’économie en termes de dépenses. Et c’est à ce moment-là pourtant qu’on a réduit les impôts », développe-t-il.Une réforme en vueAuparavant, les périodes de fortes croissances économiques permettaient de réduire la dette publique. Désormais, les crises se succèdent, et l’État peine à ...