
Les émissions de CO2 des véhicules neufs ont baissé en Suisse l’an dernier, mais faute d’avoir atteint les objectifs légaux pour les voitures de tourisme et les utilitaires légers, les importateurs paieront des sanctions se chiffrant à près de 125 millions de francs
Les émissions de CO2 des véhicules neufs ont baissé en Suisse en 2025. Les objectifs légaux n’ont toutefois pas été atteints pour les voitures de tourisme et les véhicules utilitaires légers, a annoncé mardi l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Résultat: des sanctions en millions pour les importateurs.
Pour les voitures de tourisme, les émissions moyennes ont baissé d’environ 11%, pour s’établir à 101,6 grammes de CO2 par kilomètre. L’OFEN attribue cette évolution à la part croissante des véhicules électriques. La part des véhicules rechargeables – c’est-à-dire les voitures entièrement électriques et les hybrides rechargeables – est passée de 27,8% en 2024 à 34,4% en 2025.
Durcissement en 2025
Les émissions ont également nettement diminué pour les voitures de livraison et les tracteurs légers, reculant d’environ 9% pour s’établir à 174,9 grammes de CO2/km. Selon l’OFEN, la part des véhicules rechargeables dans cette catégorie est passée de 10,5% en 2024 à environ 20% l’an dernier. Bien que les émissions aient diminué, ces deux catégories de véhicules dépassaient les exigences légales. Le non-respect des objectifs a entraîné de lourdes sanctions.
Pour les importateurs de voitures de tourisme, les sanctions se sont élevées à environ 97,7 millions de francs. L’année précédente, elles n’avaient atteint que 2,26 millions de francs. Pour les véhicules utilitaires légers, elles ont atteint 25,9 millions de francs (22,3 millions en 2024).
Les objectifs en matière de CO2 fixent le niveau maximal des émissions moyennes de la flotte de véhicules neufs immatriculés pour les importateurs. Ce n’est pas chaque véhicule pris individuellement qui est évalué, mais la moyenne de la flotte concernée. Depuis 2025, ces exigences ont été durcies. La valeur cible est passée de 118 g à 93,6 g de CO2/km pour les voitures de tourisme. Pour les véhicules utilitaires légers, la valeur cible est passée de 186 g à 153,9 g de CO2/km.