
Un porte-conteneurs a été endommagé par un projectile jeudi soir dans le détroit. L’agression semble avoir aussitôt gelé le trafic dans le golfe Persique, qui avait repris cette semaine
Ouvert? Pas ouvert? Les signaux contradictoires se sont multipliés ces derniers jours au sujet du détroit d’Ormuz. En fin de semaine dernière, les discussions de paix entre les Etats-Unis et l’Iran, notamment en Suisse, laissaient entendre que le demi-millier de bateaux prisonniers du golfe Persique depuis le 28 février allaient enfin pouvoir en sortir. Mais les incertitudes géopolitiques retenaient encore les armateurs et les associations du secteur.
C’est à partir de lundi que le trafic paraissait avoir repris: d’abord quelques navires, puis davantage, notamment des gros pétroliers. L’Organisation maritime internationale (OMI), une instance onusienne, a mis en place mercredi un plan d’évacuation des bateaux avec l’objectif d’en faire sortir une cinquantaine par jour. Tout se déroulait rapidement jeudi. Au point que des analystes et des agences ont parlé de «revirement spectaculaire» et de «rebond stupéfiant sur le marché».
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