
ArcelorMittal a annoncé la semaine dernière renoncer à la transformation écologique de deux de ses sites allemands. Cette décision pose la question de la rentabilité de tels projets
Il y a un an, le ministre de l’Economie, l’écologiste Robert Habeck, se rendait à Eisenhüttenstadt, à la frontière polonaise, pour confirmer au deuxième plus grand producteur d’acier du monde, ARCELORMITTAL, une subvention de 1,3 milliard d’euros. Le but: aider à la décarbonation de ce site de production et de celui de Brême, via l’installation de trois fours à arc électrique et d’une unité de réduction directe du minerai de fer fonctionnant au gaz naturel ou à l’hydrogène. ARCELORMITTAL prévoyait d’y produire de l’acier «vert», d’ici à 2030.
Or, un an plus tard, alors qu’il avait jusqu’à la fin du mois de juin pour lancer les travaux et recevoir les subventions en question, le même sidérurgiste a annoncé suspendre ces projets. «Même avec le soutien financier, le modèle économique n’est pas viable» a expliqué Geert van Poelvoorde. Pour le PDG d’ArcelorMittal Europe, «l’industrie sidérurgique européenne subit une pression sans précédent pour préserver sa compétitivité. Et cela, avant même les coûts supplémentaires liés à la décarbonation.»
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