Hausse des prix du carburant : les agriculteurs belges sous pression, « faire passer la pilule pour les clients, ça va être très compliqué »
Démarrer son tracteur est devenu un geste presque difficile tant le prix du carburant est élevé. Olivier Hoche est entrepreneur agricole : il loue ses véhicules et vend des prestations à des agriculteurs. Il a vu ses frais de gazole augmenter considérablement, ce qui représente une perte sèche non négligeable.
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Pendant le printemps, en période de travaux de champs, un seul tracteur consomme jusqu’à 300 litres par jour. Le calcul est vite fait : « C’est 150 € de moins dans la poche par tracteur », résume Olivier.Une cuve de 15 000 litres vidée en dix joursDans son hangar, l’entrepreneur dispose d’une cuve de gazole agricole de 15 000 litres, qu’il épuise en dix jours. Le prix au litre est passé de 0,60 € il y a deux mois à près de 1,20 € aujourd’hui. Pour Olivier, la facture augmente donc de 9000 € lorsqu’il remplit ses réserves.
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Afin d’absorber le choc, Olivier envisage de répercuter une partie des coûts sur ses clients. Mais il redoute leurs réactions. « On va devoir augmenter nos tarifs, mais ça va être très compliqué de faire passer la pilule. » D’autant que les délais de paiement s’allongent déjà depuis plus d’un an chez certains agriculteurs qu’il accompagne.Le prix des engrais aussi s’envoleÀ quelques kilomètres de là, Laurent Limbort subit lui aussi la hausse du carburant, mais également celle du gaz. Une double peine qui se répercute directement sur le prix des engrais, dont la fabrication est très énergivore. Les dernières commandes qu’il a passées s’élevaient à 465 € la tonne, contre 330 € auparavant. « C’est plus de 40 % d?? ...