
La conseillère nationale Sophie Michaud Gigon défend un texte demandant que Berne privilégie les fournisseurs locaux ou européens, afin notamment de stimuler un tissu économique aujourd’hui écarté des appels d’offres publics. Proton et Infomaniak soutiennent le texte
La Suisse n’a pas de Silicon Valley. Mais elle possède des entreprises technologiques de premier plan. Et dans leur ombre, des centaines de sociétés moins connues aux services numériques prometteurs. Dès lors, pourquoi ne pas tenter de stimuler ce tissu économique en incitant le secteur public à privilégier des achats en Suisse, mais aussi dans l’Union européenne? Avec à la clé une réduction de la dépendance face à la tech américaine. Avec le soutien d’Infomaniak et de Proton, la conseillère nationale Sophie Michaud Gigon portera la semaine prochaine cette idée à Berne, avec quelques chances de succès.
L’élue verte vaudoise va ainsi défendre, lundi ou mardi, une proposition en ce sens, sous forme de motion, au sein de la puissante Commission de l’économie et des redevances. «C’est une nouvelle étape après plusieurs tentatives politiques infructueuses pour faire bouger les choses. Il s’agit d’exercer une pression sur la Confédération, et surtout de mettre en cohérence le cadre stratégique qu’elle a défini en 2025 avec ses propres achats numériques. Le secteur public dépense des centaines de millions de francs par an, souvent pour des services américains, qui pourraient être fournis par des entreprises suisses. Berne dit depuis des années vouloir accroître sa souveraineté numérique, mais maintenant il faut agir concrètement», constate Sophie Michaud Gigon.
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