
Alors que les conséquences du réchauffement climatique s’accumulent dans les nations les moins nanties, l’économiste française, de passage à Zurich, plaide pour un système de taxation des personnes les plus riches. Malgré les vents contraires
Peut-on taxer les 3000 personnes les plus fortunées de ce monde pour générer des revenus permettant aux pays les moins nantis de s’adapter au changement climatique? Par les temps qui courent, l’idée paraît farfelue: l’heure est en effet au renforcement des budgets militaires et à la diminution de l’aide au développement, en Suisse tout comme dans les autres pays développés. Esther Duflo, Prix Nobel d’économie 2019, qui plaide pour ce mécanisme, reste convaincue de sa faisabilité.
«Je propose cette idée les yeux ouverts. Avec la guerre commerciale lancée par les Etats-Unis, je suis consciente que les gens sont préoccupés par d’autres thèmes. Mais les conséquences du réchauffement climatique aux quatre coins du monde sont de plus en plus importantes et nous ne pouvons pas rester les bras croisés», a affirmé dimanche celle qui s’est notamment distinguée pour ses travaux sur la lutte contre la pauvreté, lors d’un débat organisé au festival Theater Spektakel à Zurich.
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