
La guerre en Iran devrait entraîner une hausse du prix des carburants en Suisse. Les automobilistes peuvent s’attendre à payer plus cher à la pompe, mais les mécanismes qui déterminent ces augmentations demeurent complexes et peu transparents
Les cours du pétrole continuent de grimper au cinquième jour du conflit au Moyen-Orient. Passage stratégique, le détroit d’Ormuz est paralysé après que les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé en avoir le «contrôle total». Donald Trump a évoqué la possibilité d’escorter les pétroliers à travers ce passage devenu impraticable, mais les analystes estiment que la mise en place d’un convoi militaire reste complexe. Mercredi, le baril du Brent de la mer du Nord dépassait 82 dollars, soit un bond de 12% depuis le début des frappes.
Comme à chaque envolée du baril, se pose l’inévitable question de l’impact sur le prix à la pompe. «Dans cette situation volatile, il est encore plus difficile que d’habitude de faire des prévisions», indique au Temps Roland Bilang, directeur d’Avenergy Suisse, l’association faîtière des importateurs de produits pétroliers. «Le niveau des prix dépendra de la durée du conflit et du rétablissement rapide de la circulation normale dans le détroit d’Ormuz, fait-il remarquer. A l’heure actuelle, les consommateurs doivent s’attendre à une hausse, mais probablement pas à un choc des prix.» L’expert n’écarte pas la possibilité que ceux-ci atteignent 2 francs le litre, comme en 2022.
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