
Creuser dans le lit du fleuve et miser sur des bateaux s’immergeant moins sous la surface peut aider à composer avec le manque d’eau mais les projets capotent pour des questions environnementales notamment. Pour la Suisse, le Rhin est une porte sur le monde
Optimiser le dragage des chenaux navigables et réduire les tirants d’eau des bateaux. Ces mesures sont au centre d’un «plan d’action» intitulé «Basses eaux du Rhin», présenté en Allemagne en 2019 suite à une sécheresse qui avait fait chuter le niveau d’eau du fleuve l’année précédente. Elles sont aussi soulignées dans un programme, appelé «Act now!», publié la même année et régulièrement mis à jour depuis. Il est question d’urgence, dans ces documents et les interventions politiques à ce sujet, mais le long de cet axe logistique clé les obstacles demeurent et la flotte tarde à se renouveler.
Pour la Suisse, les enjeux sont importants: 10% des importations arrivent par le Rhin. Dont un quart des produits pétroliers et un nombre croissant de conteneurs, souvent transférés de vaisseaux arrivant à Rotterdam sur des barges qui descendent jusqu’à Bâle. Un mode de transport préféré à la route ou au rail car il est plus efficace et moins cher, mais qui est remis en cause par le changement climatique.
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