
Les élections législatives anticipées de dimanche au Japon ont renforcé la position de la première ministre en poste depuis octobre. Sans pour autant provoquer une nouvelle poussée de fièvre sur le marché obligataire japonais. Les actions ont, elles, progressé, le yen restant à un niveau très faible
Deux semaines après la dissolution de la Chambre basse du parlement japonais, le parti de Sanae Takaichi a remporté dimanche une victoire éclatante. A lui seul, le Parti libéral-démocrate a remporté deux tiers des sièges, plaçant la première dirigeante du pays en position de force. Son partenaire de coalition, le Parti japonais de l’innovation, aurait, lui, obtenu 36 sièges (au moment de l’écriture de cet article, les résultats définitifs n’étaient pas encore connus), ce qui permettrait aux deux formations d’atteindre une majorité de 352 élus sur les 465 que compte la Chambre des représentants.
Une situation qui devrait permettre à la première ministre conservatrice et tenante d’une ligne nationaliste de mettre en œuvre une politique budgétaire plus expansionniste. En novembre, le gouvernement japonais avait adopté un plan de relance de 18 300 milliards de yens (plus de 90 milliards de francs). Un mois plus tard, il présentait un budget record de 122 300 milliards de yens (un peu plus de 600 milliards de francs) comprenant une augmentation des dépenses consacrées à la défense. En 2024, le PIB du Japon était d’environ 3000 milliards de francs et le déficit public s’élevait à 1,5% du PIB.
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