
Les baisses de prix obtenues par Donald Trump auprès des géants de la pharma, dont ROCHE et NOVARTIS ce vendredi dernier vont mettre sous pression les prix des médicaments en Suisse. Un des obectifs de Washington est d’obtenir un financement plus équitable de l’innovation
Visés par le gouvernement américain dans sa quête d’obtenir une baisse du prix des médicaments aux Etats-Unis, NOVARTIS et ROCHE, par le biais de sa filiale Genentech, ont signé vendredi un accord avec la Maison-Blanche. Sept autres géants de l’industrie sont également concernés. Cela porte donc à 14 le nombre d’entreprises ayant cédé aux demandes de Donald Trump parmi les 17 auxquelles le président américain avait adressé une lettre, envoyée fin juillet, exigeant des tarifs revus à la baisse. En contrepartie d’une baisse des prix de certains médicaments et d’investissements aux Etats-Unis, elles doivent être exemptées de droits de douane pendant trois ans.
Mais si cette menace s’éloigne pour les deux géants bâlois, cet accord renforce les craintes sur l’évolution du prix des médicaments en Suisse. Dans une interview publiée dimanche dans la SonntagsZeitung et le Matin Dimanche, Thomas Schinecker, directeur général de ROCHE, a estimé que la Suisse devrait revoir son système de fixation des prix des médicaments avec des tarifs revus à la hausse pour les traitements innovants (par opposition aux génériques) afin de garantir leur disponibilité dans le pays. En septembre, le patron de NOVARTIS, Vas Narasimhan, avait également déclaré que les pays hors des Etats-Unis allaient devoir contribuer davantage aux innovations pour compenser la baisse des prix américains et reproché à la Suisse d’imposer des tarifs trop bas.
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