
Selon sa directrice générale, la réforme très attendue de l’Organisation mondiale du commerce sera la question centrale de sa prochaine conférence ministérielle en mars prochain au Cameroun, alors qu’elle fait face à une crise existentielle
Entravée par des problèmes structurels et par l’un des plus grands bouleversements du commerce international, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) espère que sa prochaine conférence ministérielle, qui doit avoir lieu en mars au Cameroun, verra les ministres saisir enfin l’occasion de progresser sur une réforme complète. «Le monde bouge si vite», exposait mercredi matin sa directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala lors d’une conférence de presse au siège genevois de l’OMC. «Le statu quo n’est pas une option», a-t-elle averti, craignant le «chaos» si le système de commerce mondial venait à s’effondrer complètement. «Nous devons affronter nos défis, et nous devons nous réformer.»
Etablies en 1995, les règles de l’OMC contribuent à réguler les flux commerciaux mondiaux, mais elles ont été affaiblies par la montée du protectionnisme et les mesures prises depuis un an par l’administration du président américain Donald Trump afin de contraindre les pays à conclure des accords commerciaux bilatéraux. Les problèmes auxquels fait face l’OMC sont cependant bien antérieurs au retour du républicain à la Maison-Blanche et s’inscrivent dans ce que Ngozi Okonjo-Iweala décrit comme un contexte marqué par de profonds changements économiques, démographiques et technologiques.
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