
Les molécules de la famille des GLP-1 utilisées pour lutter contre le diabète et l’obésité tirent les rendements de la pharma vers le haut, mais présentent aussi un risque financier pour le secteur, où la pression à la rentabilité des traitements en développement augmente
Arrivés sur le marché il y a 5 ans, les traitements contre l’obésité dérivés de molécules utilisées à l’origine pour soigner le diabète ne cessent d’affoler les compteurs. Cette vague a propulsé l’américain Eli Lilly en tête des capitalisations boursières du secteur. Et nombreux sont ses concurrents à vouloir prendre une part de ce marché qui pourrait dépasser les 100 milliards de dollars (78 milliards de francs) après 2030, selon certaines estimations.
Une frénésie qui fait grimper les rendements de l’industrie, d’après la 16e édition de l’étude «Pharma Innovation RoI on R & D» publiée par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte le 7 mai. Celle-ci se concentre sur les 20 principales entreprises du secteur, dont ROCHE et Novartis. Elle souligne que les prévisions de retour moyen sur investissements ont augmenté pour la troisième année consécutive, passant de 5,9% en 2024 à 7%. Un chiffre proche du record historique enregistré en 2014.
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