
Alors que les principaux instituts d’émission de la planète, dont la Banque nationale suisse, se réunissent en milieu de semaine, le risque de stagflation provoqué par le coût du baril de brut est dans tous les esprits. Des mesures doivent-elles être prises?
Avec la crise en Iran, les marchés financiers s’intéressent beaucoup à l’inflation et aux mesures que pourraient prendre les grandes banques centrales. Outre la Banque nationale suisse, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et celles du Japon et d’Angleterre se réuniront justement entre mercredi et jeudi. Quelles décisions peuvent-elles prendre pour éventuellement limiter le renchérissement, alors que le pétrole vaut toujours une centaine de dollars le baril (près de 105 dollars pour le Brent et 98 pour le WTI ce mardi matin)?
Au début de la guerre, les taux courts et les rendements des obligations longues ont augmenté en parallèle, simultanément, ce qui est cohérent avec l’anticipation que la hausse des prix va s’accélérer. Concernant les taux courts, le marché s’attend dorénavant à ce que la BCE relève une fois ces taux cette année – contre zéro auparavant – et que la Fed continue à laisser les siens inchangés, au lieu de les abaisser.
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