
Les prix du carburant ont explosé, ce qui a incité de nombreuses compagnies à réduire leurs vols tandis que l’offre en kérosène américain et africain pallie les pertes du Moyen-Orient. Le marché s’est ajusté, mais il y a quand même des craintes pour l’été
Tout est calme dans les locaux de l’entreprise genevoise Sappro, ce mardi 5 mai en matinée. Le personnel boit du café et le directeur a du temps pour recevoir un journaliste. L’entreprise s’occupe du transport des produits pétroliers sur la partie suisse de l’oléoduc qui relie des raffineries du sud de la France aux citernes de Vernier. Le tuyau achemine de l’essence, du diesel, du mazout mais surtout du kérosène, le carburant de l’aviation, qu’on appelle ici Jet A-1.
«La ressource est là, il n’y a pas de problème, pas de pression particulière sur le produit», affirme Thomas Uriot, le directeur de Sappro. «On ressent une baisse de la demande, sans doute parce que des vols ont été supprimés, mais rien de plus.»
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