
CHRONIQUE. Un fonctionnaire genevois a été licencié en raison de son comportement. Notre chroniqueur, avocat spécialiste en droit du travail, analyse les éléments qui sous-tendent cette décision
Un fonctionnaire genevois, préposé au guichet des permis de conduire, a été révoqué (licencié) en raison de comportements relevant du harcèlement sexuel. Il avait notamment tenu des propos inadéquats et avait eu des attitudes inappropriées à l’encontre d’une collègue de travail. Il lui avait, entre autres, montré une photo de femme nue, lui avait massé les épaules, l’avait dévisagée de manière insistante et lui avait chuchoté à l’oreille des phrases telles que «si tu savais ce que je te ferais» ou «j’aime te mater».
On rappellera que, selon l’article 4 de la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes, le harcèlement sexuel résulte de tout comportement importun de caractère sexuel ou tout autre comportement fondé sur l’appartenance sexuelle, qui porte atteinte à la dignité de la personne sur son lieu de travail, en particulier le fait de proférer des menaces, de promettre des avantages, d’imposer des contraintes ou d’exercer des pressions de toute nature sur une personne en vue d’obtenir d’elle des faveurs de nature sexuelle.
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