
ANALYSE. Les licenciements annoncés mardi par le studio américain sont loin d’être une exception dans l’industrie vidéoludique. Après le boom de la pandémie, le secteur est en pleine recomposition. Mais le cas du créateur de «Fortnite» met aussi en évidence l’essoufflement d’un modèle financier
Fortnite est l’un des plus grands succès de l’industrie du jeu vidéo de la décennie. Lancé en 2017, le battle royale (genre mêlant survie et jeu de tir où le but est d’être le dernier survivant parmi un groupe de joueurs s’affrontant) d’Epic Games s’est rapidement imposé comme un phénomène, particulièrement chez les plus jeunes. Le studio et distributeur américain a revendiqué 650 millions de comptes créés pour son jeu en ligne. Ce chiffre ne renseigne en rien sur le nombre de joueurs effectivement actifs, mais donne une idée de l’ampleur du phénomène.
L’annonce du licenciement de plus de 1000 personnes mardi, soit environ 20% des effectifs d’Epic Games, a mis en évidence les difficultés rencontrées par cette licence phare. Des suppressions de postes que le directeur et fondateur du studio, Tim Sweeney, lie directement à une «baisse de l’engagement sur Fortnite, amorcée en 2025, [qui] nous contraint à dépenser bien plus que nous ne gagnons». Ces licenciements doivent s’accompagner de coupes budgétaires à hauteur de 500 millions de dollars (395 millions de francs). En septembre 2023, l’entreprise s’était déjà séparée de 830 personnes.
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